











Le terme « estampe japonaise » ne désigne non pas un style mais bien un ensemble de techniques où convergent l’art et l’artisanat (création, travail du bois, du papier, gravure et impression).
Je crée à la main des estampes dans les règles de l’art du Mokuhanga, en respectant l’usage des matériaux, des techniques, des outils et des gestes de la tradition japonaise.
En japonais, le kanji 木 moku signifie bois, 版 han signifie bloc d’impression et 画 ga signifie image (版画 hanga peut se traduire par « gravure »).
L’impression sur bois au Japon est une technique surtout connue pour son emploi dans le genre de l’ukiyo-e ; cependant, elle est également très largement utilisée pour l’impression de livres à la même période. L’impression sur bois est utilisée en Chine depuis le iiie siècle av. J.-C. pour imprimer des livres, bien avant l’apparition du caractère amovible, mais n’est largement adoptée au Japon que de façon étonnamment tardive, au cours de l’époque d’Edo (1603-1867). Bien que semblable à la xylographie dans l’estampe occidentale à certains égards, la technique moku hanga diffère en ce qu’elle utilise des encres à base d’eau par opposition à la gravure sur bois occidentale qui utilise souvent des encres à base d’huile. Les encres japonaises à l’eau offrent un large éventail de couleurs vives, de glacis et de transparence.